Les Pelotons Spécialisés de Protection de la Gendarmerie (PSPG) sont des unités d'élite de la Gendarmerie nationale française, créées en février 2009, chargées principalement de la protection des installations nucléaires civiles, notamment les Centres nucléaires de production d’électricité (CNPE). Ils assurent une surveillance continue et interviennent en cas de menace terroriste, de sabotage ou d'intrusion.
Missions principales :
- Surveillance à des postes stratégiques sur les sites nucléaires.
- Intervention rapide face à des menaces de haute intensité, formés par le GIGN et équipés de tireurs d’élite.
- Prévention des actes de malveillance ou de terrorisme.
- Appui aux forces de gendarmerie départementale pour des missions de police judiciaire ou administrative.
- Protection de personnalités lors d’événements majeurs, en complément de leurs missions.
HISTOIRE
Auparavant, le PSIG nucléaire était une unité de la Gendarmerie nationale française chargée de la surveillance et de l'intervention à proximité des centrales nucléaires civiles, en réponse à la menace terroriste après les attentats du 11 septembre 2001.
Créé dans un contexte de renforcement de la sécurité nationale, le PSIG a été expérimenté dès 2007 sur les centrales de Flamanville et Cattenom.
Il a été progressivement remplacé entre 2009 et 2012 par les Pelotons Spécialisés de Protection de la Gendarmerie (PSPG), qui sont plus spécialisés, mieux équipés et formés par le GIGN.
Les PSPG, unités d'élite placées sous le contrôle tactique du GIGN, sont désormais les premiers échelons de réponse dans la chaîne du contre-terrorisme nucléaire.
Aujourd'hui, le terme PSIG nucléaire désigne historiquement ces unités antérieures, remplacées par les PSPG, dont les missions se sont étendues à la protection de 22 sites, dont les centrales nucléaires et les installations du CEA (Commissariat à l’énergie atomique).
FORMATION
Formation et sélection :
- Les gendarmes sont entraînés par le GIGN aux techniques d’intervention d’urgence, de contre-espionnage et de gestion de crise dans un environnement industriel complexe.
- Le recrutement s’effectue via le concours de sous-officier de gendarmerie, après une expérience terrain (garde républicaine, gendarmerie mobile, etc.).
- Des tests physiques, psychotechniques et des entretiens sont requis pour l’admission.
- Des mises en situation réalistes sont régulièrement organisées sur les sites nucléaires pour maintenir un niveau opérationnel élevé.
- Les gendarmes s’entraînent également à la gestion des crises NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).
DIVERS
Structure et implantation :
- 22 PSPG répartis sur 20 sites nucléaires en France, dont deux à haute sensibilité.
- Un peloton compte au minimum 40 gendarmes, tous sous-officiers ou officiers.
- Un 21e peloton a été créé en 2017 au CEA de Valduc, et un 22e en 2019 au CEA de Cadarache.
PSPG : Au coeur du dispositif de protection du nucléaire français.
Vidéo : https://www.gendarmerie.interieur.gouv. ... e-francais
